02.11.21

Pourquoi croire en la COP26

Visuel Pourquoi croire en la COP26

On a rigolé un peu quand on a appris que tous les trains à destination de Glasgow, où se tient cette semaine la COP 26 étaient interrompus…à cause d’un incident météorologique (des arbres sont tombés sur la voie). Dans la gare de Euston à Londres où des centaines de délégués des plus de 200 pays censés se rendre en Ecosse sont bloqués, des grands panneaux publicitaires pour la conférence cruciale sur le climat affichent : « No time for delay » (Pas le temps de retarder (les actes, ndlr)). Une coïncidence qui représente assez bien le peu de foi que certains peuvent porter sur cette conférence, sachant qu’on en est à la 26ème édition et que la planète est toujours en train de se réchauffer. Et pourtant, on veut garder de l’espoir, on vous a donc concocté une petite liste de raisons d’espérer que cette fois-ci, quelque chose changera vraiment et surtout concrètement. Et il serait temps, parce qu’on en a plus beaucoup.  

1)     Les jeunes sont là.

Longtemps aux franges de ces conférences, la jeunesse y est pour la première fois vraiment présente. Depuis 2020, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, s’est entouré d’une équipe de sept « conseillers climat » âgés entre 18 et 28 ans qui porteront les inquiétudes de toute une génération au sein des négociations. Il y a aussi les millions de jeunes à travers le monde qui font grève ou qui manifestent en faveur d’actions concrètes pour sauver la planète depuis 2018. Comme l’a indiqué Laurence Tubiana, directrice de la fondation européenne pour le climat, « les jeunes sont des témoins exigeants ». Gare à ceux qui les déçoivent.

2)     Les plus gros pollueurs ne sont plus les bienvenus.

Lors des dernières COPs, pour on ne sait quelle raison, les grosses multinationales polluantes comme Total, Shell, les fabricants de voitures et bien d’autres qui ont contribué de manière spectaculaire au réchauffement de la planète et ont oeuvré pour retarder des actions concrètes en faveur du climat, étaient présentes à la COP. Pas cette fois-ci, toute entreprise sans un réel projet de décarbonisation d’ici 2050 n’a pas accès à la conférence. Ça ne les a pas empêchés d’organiser des conférences parallèles, mais le message est fort. Le CEO de Royal Dutch Shell a résumé la situation : « on nous a dit que l’on n’était pas les bienvenus. » Bon débarras.

3)     Le monde est de plus en plus impatient

En préparation à la COP26, un sondage de GlobeScan de plus de 30 000 personnes à travers le monde a révélé que 58% voulaient que leurs gouvernements imposent des cibles de réductions d’émissions particulièrement ambitieuses. En 2015 lors de la COP21 à Paris, le même sondage indiquait que seulement 46% étaient en faveur. On progresse.

4)     Il y a eu du progrès

Pas énormément c’est vrai, mais tout de même. En 2014, juste avant la COP21 de Paris, les pronostics pour la planète indiquaient qu’on risquait de la voir se réchauffer de 4 degrés en 2100, une catastrophe. Aujourd’hui, ce chiffre a été revu à la baisse en partie grâce à la transition vers des énergies plus renouvelables : 3 degrés de hausse. Loin de la cible de 1,5 degrés de l’accord de Paris mais c’est un début.