21.03.22

🕊 Ces otages qu’il faut libérer

Visuel 🕊 Ces otages qu’il faut libérer

Cette femme enceinte transportĂ©e sur un brancard suite au bombardement par l’armĂ©e russe de la maternitĂ© de Marioupol dans laquelle elle s’apprĂŞtait Ă  donner naissance. Ni elle, ni son enfant ne survivront. Ce jeune garçon de 11 ans qui a traversĂ© seul l’Ukraine avec un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de membres de sa famille habitant en Slovaquie Ă©crit sur sa main par sa mère. Depuis quelques semaines, on ne cesse d’entendre les histoires d’individus, des civils, totalement Ă  la merci de bombardements et de la guerre. Des gens qui n’ont rien fait et qui se retrouvent ĂŞtre les victimes d’Ă©vĂ©nements meurtriers qui les dĂ©passent.

Mais cette semaine, deux personnes prises dans les filets de conflits gĂ©opolitiques qui les dĂ©passaient, ont retrouvĂ© la libertĂ© dont on les avait privĂ©es. Les Britanno-Iraniens Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anoosheh Ashoori Ă©taient jusqu’à mercredi dernier des pions humains, avec des vies, des amis et des familles bouleversĂ©es.  Tous deux Ă©taient dĂ©tenus depuis 6 et 5 ans par le rĂ©gime iranien pour des raisons toutes plus absurdes les unes que les autres. En rĂ©alitĂ©, les deux Ă©taient visiblement otages de TĂ©hĂ©ran dans le but d’exercer une pression sur Londres pour qu’elle règle une dette impayĂ©e envers l’Iran de 470 millions d’euros datant des annĂ©es 70. L’annonce que la dette a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e est intervenue quelques minutes après l’annonce de la libĂ©ration des deux prisonniers innocents.

C’est aussi en grande partie grâce Ă  la mobilisation sans faille du mari de Nazanin, Richard Ratcliffe, que le sort de ces victimes n’est pas tombĂ© dans l’oubli politique. Le comptable de formation a depuis 6 ans, multipliĂ© les interventions publiques, les manifestations, les rencontres avec les diplomates, allant mĂŞme Ă  deux reprises, jusqu’à la grève de la faim pour mĂ©diatiser le sort de sa femme. Une lutte incessante pour faire libĂ©rer la mère de leur fille Gabriella. La famille s’est couchĂ©e ensemble pour la première fois depuis 6 ans mercredi soir. 

C’est une histoire qui donne un peu d’espoir. MĂŞme quand les enjeux semblent nous dĂ©passer sur une Ă©chelle absolument inimaginable, la lutte incessante, le fait de ne pas oublier une personne retenue en otage peut, au bout parfois d’un long moment, conduire enfin Ă  sa libĂ©ration. On pense donc cette semaine aux otages français retenus eux aussi en Iran, Benjamin Brieux, un simple touriste curieux de dĂ©couvrir un pays qui le retient en otage depuis mai 2020, et la chercheuse Franco-Iranienne Fariba Adelkhah, directrice de recherche Ă  Sciences Po Paris qui est dĂ©tenue par le rĂ©gime iranien depuis janvier 2019. 

Pour faire en sorte que ni nous, ni ceux qui ont le pouvoir de les libérer ne les oublient, vous pouvez consulter le site du comité de soutien de Fariba Abdelkhah ICI ainsi que signer une pétition appelant à sa libération ICI et celle de Benjamin Brière ICI, et enfin n’hésitez pas à publier sur vos réseaux sociaux avec les hashtags : #FreeFariba et #FreeBen.

Profitons-en pour vous demander de signer la pĂ©tition appelant Ă  la libĂ©ration de notre confrère Olivier Dubois, journaliste français pour Le Point, LibĂ©ration et Jeune Afrique,  dĂ©tenu au Mali depuis plus de 11 mois, et auquel on pense particulièrement fort Ă  la rĂ©daction de So Good. #FreeOlivierDubois